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	<description>Votre direction financière à la carte</description>
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		<title>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur&#8230; l&#8217;EBITDA&#8230; sans jamais oser le demander</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-lebitda-sans-jamais-oser-le-demander/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 06:56:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#LeSaviezVous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ah, ce sacro-saint EBITDA.... Un acronyme parfois obscur. Tâchons d'y voir plus clair !</p>
<p>L’article <a href="https://www.myswisscfo.ch/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-lebitda-sans-jamais-oser-le-demander/">Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur&#8230; l&rsquo;EBITDA&#8230; sans jamais oser le demander</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.myswisscfo.ch">MySwissCFO</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2233" class="elementor elementor-2233" data-elementor-post-type="post">
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									<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CH">Parmi les notions essentielles que l’on retrouve dans tous les livres d’analyses financières, le sacro-saint EBITDA trône en bonne place dans les manuels, ainsi que dans les annonces boursières. Cet acronyme fait en effet partie des indicateurs d’analyse fondamentaux que l’on étudie lorsqu’on s’intéresse à la performance d’une entreprise.  </span></p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CH">Mais tâchons d’en savoir plus sur ce que cet acronyme signifie, ainsi que sur la pertinence de son analyse et les limites liées à sa construction.</span><b><!--[endif]--></b></p><p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2245 size-full" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/OVH.png?resize=634%2C141&#038;ssl=1" alt="" width="634" height="141" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/OVH.png?w=634&amp;ssl=1 634w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/OVH.png?resize=300%2C67&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 634px) 100vw, 634px" /></p><blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span lang="FR-CH">L’EBITDA, qu’est-ce que cela signifie ?</span></b></p></blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: .05pt;">L’EBITDA est un acronyme d’origine américaine signifiant <b>E</b>arnings <b>B</b>efore <b>I</b>nterest, <b>T</b>axes, <b>D</b>epreciation and <b>A</b>mortization. Il est communément admis que son équivalent en français est l’EBE, <b>E</b>xcédent <b>B</b>rut d’<b>E</b>xploitation. Il s’agit d’un indicateur de performance issu du compte de résultat d’une société, destiné à mesurer sa capacité à dégager une éventuelle marge bénéficiaire à partir de sa seule activité opérationnelle. C’est là son intérêt principal, car il mesure le résultat strictement opérationnel, indépendamment de la structure de financement ou des décisions d’investissement.</p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Puisqu’il s’affranchit de la structure de financement et des décisions d’investissement d’une société, n’en mesurant que la capacité opérationnelle à dégager un bénéfice, l’EBITDA est un indicateur facilement comparable d’une société à l’autre. On pourrait effectivement s’attendre à ce que deux sociétés actives dans le même domaine dégagent le même niveau de rentabilité opérationnelle. Et c’est là l’un de ses grands intérêts : on peut comparer l’EBITDA de deux sociétés avec un certain niveau de fiabilité quant à leur construction. C’est l’une des raisons pour lesquelles cet indicateur est couramment calculé et utilisé.</p><blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b>Earnings Before ou Earnings After…</b></p></blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En lui-même, cet indicateur est particulier de par sa construction. En effet, la plupart des indicateurs et des ratios que l’on calcule en vue de mesurer la performance d’une entreprise sont le résultat d’une soustraction partant du haut du compte de résultat (after : on considère un seuil intermédiaire de gestion en partant du chiffre d’affaires <u>après</u> prise en considération de certaines charges) plutôt qu’une addition partant du bas (before : on part du résultat final et on réintègre certaines charges). La plupart des seuils intermédiaires de gestion partent du chiffre d’affaires de la société. A titre d’exemple, le calcul de la marge commerciale dégagée par une activité est la différence entre le chiffre d’affaires et le coût d’achat des marchandises vendues (CAMV) : ce montant sert à couvrir toutes les autres charges fixes et variables de la société.</p><p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2247 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/Photo-EBITDA-300x138.png?resize=300%2C138&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="138" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/Photo-EBITDA.png?resize=300%2C138&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/Photo-EBITDA.png?resize=768%2C352&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/Photo-EBITDA.png?w=770&amp;ssl=1 770w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b>…Earning Before</b></p></blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Afin de calculer le résultat issu de la seule activité opérationnelle d’une entreprise, il est souvent plus simple de partir du résultat net et d’y ajouter les postes de charges indépendants de l’activité opérationnelle de la société. Ce calcul est finalement assimilable à un retraitement du résultat net. Ces postes sont essentiellement les suivants :</p><ul><li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[endif]-->Les postes « Depreciation &amp; Amortization » mesurent la perte de valeur des actifs matériels et immatériels de la société. Ils sont directement liés à sa politique d’investissements. Si une société n’a pas d’actifs matériels ou immatériels inscrits au bilan, elle n’enregistrera aucune perte de valeur sur ces postes. A contrario, si une société dispose d’actifs très importants, la constatation d’éventuelles pertes de valeurs sur ces postes influencera de manière importante le résultat net de la société. Il est donc nécessaire de retraiter le résultat net de la société de ce poste, pour en dégager la capacité bénéficiaire liée à son activité opérationnelle seule.<br /><br /></li><li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[endif]-->Le poste « Taxes » dépend de beaucoup de facteurs totalement indépendants de l’activité opérationnelle de la société. Citons par exemple le résultat fiscal réel de la société (sur la base duquel sera calculé l’impôt), le taux d’imposition, la possibilité ou non, selon les régimes fiscaux, de faire valoir des pertes reportées, etc… Si les sociétés n’ont que très peu de marges de manœuvre concernant leur niveau de taxation, à l’échelle internationale, retraiter la charge fiscale du résultat net de la société est important pour aboutir à des données comparables d’une société à l’autre.<br /><br /></li><li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[endif]-->Enfin, le poste « Interest », soit les intérêts payés sur la dette de la société, dépend directement de la structure et du niveau d’endettement de celle-ci. Autrement dit, ce poste reflète la politique de financement spécifique à chaque société, et peut significativement varier d’une société à l’autre. Certes, ce poste peut avoir un impact important sur la rentabilité réelle de la société, mais il n’est pas directement lié à sa rentabilité opérationnelle.</li></ul><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Par extension, d’un point de vue purement économique, on pourrait aussi considérer comme devant être retraités le résultat financier de la société, ainsi que les produits et charges exceptionnels. Notons cependant que certains référentiels comptables n’intègrent plus ces postes spécifiques, ce qui rend difficile leur retraitement.</p><blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b>Résultat net vs EBITDA</b></p></blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le résultat net de l’entreprise, soit le résultat dégagé par la société après comptabilisation de l’ensemble de son chiffre d’affaires et de ses charges peut sembler un bon premier indicateur de performance, mais son interprétation est finalement très limitée lorsqu’il s’agit d’analyser plus en détails l’origine et la décomposition de ce résultat.</p><p class="MsoNormal" style="text-align: left;">Prenons l’exemple ci-contre : les sociétés A et B opèrent sur le même marché et dégagent la même marge commerciale.<img decoding="async" class="size-medium wp-image-2248 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/ExempleEBITDA.png?resize=300%2C235&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="235" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/ExempleEBITDA.png?w=391&amp;ssl=1 391w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/ExempleEBITDA.png?resize=300%2C235&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le poste « Dépréciation et Amortissements » de la société A indique un montant de kCHF 500, tandis que pour la société B, ce montant est significativement plus élevé, à kCHF 1&rsquo;700. On peut supposer que la société B dispose de plus d’actifs ou que les actifs de la société A sont déjà bien amortis, donc plus vieux.</p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le poste « Intérêts financiers » de la société B est nettement plus élevé pour que la société A. Cela indique que la société B est plus endettée que la société A.</p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Au vu de ce qui précède, à charge fiscale identique pour les deux sociétés (14%), la société A génère un bien meilleur résultat que la société B. Mais si on calcule l’EBITDA, qui, rappelons-nous, correspond à la rentabilité purement opérationnelle de la société, alors l’EBITDA de la société B est meilleur.</p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Cet exemple, purement théorique, montre que le résultat net doit être manipulé avec précaution, alors que l’EBITDA est plus pertinent.</p><blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b>Pourquoi est-ce un bon indicateur ?</b></p></blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Outre sa simplicité de calcul et la comparabilité qu’il permet d’une société à l’autre, l’EBITDA est une mesure fiable de la rentabilité de l’activité opérationnelle d’une société. Cette fiabilité en fait un bon indicateur économique, et il est aussi possible de fixer une performance à atteindre, en déterminant un pourcentage du chiffre d’affaires en tant qu’EBITDA. En effet, puisqu’il est comparable au sein d’un même secteur d’activité, il est possible d’en extrapoler un EBITDA moyen à ce secteur et d’estimer la performance de n’importe quelle société par rapport à celui-ci.</p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Par extension, l’EBITDA mesure aussi la capacité de la société à générer du cash sur la base de sa seule activité opérationnelle. En effet, en retraitant de cet indice toute activité de financement ou d’investissement, on mesure concrètement la capacité d’autofinancement de la société. Cet indicateur est très important pour les bailleurs de fonds par exemple : si l’activité opérationnelle de la société dégage peu de cash, la société aura du mal à financer sa croissance et rembourser d’éventuelles dettes. Les banquiers demanderaient alors des garanties complémentaires, ou augmenteraient leurs taux d’intérêt, face au risque de recouvrement de crédit auxquels ils s’exposeraient.</p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Enfin, comme l’EBITDA mesure la capacité bénéficiaire de l’activité d’une entreprise, c’est aussi un bon indicateur pour la valoriser. On prend alors un multiple d’EBITDA pour valoriser la société dans son entier, ou le secteur d’activité étudié, en cas de cession d’un pan d’activité.<b></b></p><blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b>Un bon indicateur, certes, mais qui a des limites…</b></p></blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Si l’EBITDA demeure un bon indicateur pour mesurer la performance économique d’une entreprise, celui-ci dispose néanmoins de certaines limites qu’il est judicieux de connaître :</p><ul><li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[endif]-->Il s’agit d’une mesure ponctuelle, qui ne s’inscrit pas nécessairement dans la durée, et qui n’est pas non plus nécessairement constante d’une période à l’autre. Par exemple, un actionnaire désireux de vendre sa société pourrait anticiper cette vente et couper de manière exagérée des coûts opérationnels nécessaires afin de maximiser l’EBITDA quelques mois avant la vente : d’éventuelles coupes dans les coûts d’entretien et de maintenance, voire dans les frais de personnel seraient contraires à la bonne marche des affaires, dans l’unique objectif d’embellir la mariée, le temps de la transaction. Lorsqu’un investisseur s’intéresse donc à une cible, il est pertinent de calculer l’EBITDA sur plusieurs exercices pour se faire une idée réelle du niveau de rentabilité que la société dégage.<br /><br /></li><li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[endif]-->Nous avons aussi vu que c’était un bon indicateur, car il permettait de comparer la rentabilité de deux sociétés entre elles. Cependant, dans la mesure où il s’appuie sur des données comptables, et en l’absence d’un système normatif strict tel que les IFRS, il faut avoir conscience que les principes comptables appliqués en vue de l’établissement des états financiers peuvent connaitre des différences significatives. C’est le cas du traitement des leasings par exemple : le Code des Obligations considère les charges de leasing comme des charges opérationnelles (qui viennent diminuer l’EBITDA), alors que les normes IFRS considèrent le leasing comme une méthode de financement de l’investissement, le retraitement consistant à considérer les biens acquis par le biais de leasing comme des actifs à part entière, et constatant par conséquent un coût financier d’une part, et un amortissement d’autre part, ces deux postes n’entrant pas en ligne de compte dans le calcul de l’EBITDA.<br /><br /></li><li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[endif]-->En outre, de nombreuses sociétés s’affranchissent de la règle normative de calcul de l’EBITDA pour lui appliquer certains retraitements ou ajustements soi-disant à caractère exceptionnel, la notion d’exception étant laissée à la seule appréciation du management de la société, qui ne vise qu’à afficher le meilleur des résultats possibles. Par exemple, les compagnies pétrolières affichent un EBITDAX, le X se référant aux dépenses liées à l’exploration de nouveaux gisements. Or, sur la durée, ces dépenses sont nécessaires, récurrentes, etindissociables du modèle économique de ces compagnies.<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-2246 size-full" style="text-align: center;" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/OVH2.png?resize=636%2C145&#038;ssl=1" alt="" width="636" height="145" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/OVH2.png?w=636&amp;ssl=1 636w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2021/09/OVH2.png?resize=300%2C68&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 636px) 100vw, 636px" /></p></li><li class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Enfin,<span style="text-align: center;"> comme nous l’avons vu dans l’exemple ci-dessus, en ne prenant pas en compte les amortissements (qui peuvent être considérés par extrapolation comme le coût de renouvellement des actifs), l’EBITDA ne tient pas compte de l’usure réelle de l’outil de production. Par extension, la politique d’investissement et la capacité de la société à l’autofinancer sur la durée sont aussi des bons indicateurs de la santé financière d’une société.<br /></span></li></ul><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Nous constatons donc que l’EBITDA est fortement tributaire des principes comptables appliqués aux comptes de l’entreprise ainsi que de certaines manipulations comptables orchestrées par le management pour le maximiser de manière ponctuelle, au détriment d’une tendance à long terme.</p><blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b>Conclusion</b></p></blockquote><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Si l’EBITDA reste globalement un bon indicateur pour les raisons évoquées ci-dessus, tout analyste financier cherchera cependant à croiser ses constatations à la lumière d’autres indicateurs. A ce titre, la notion de Free Cash Flow (flux de trésorerie disponible) désigne l’argent généré par l’entreprise une fois qu’elle a payé les investissements nécessaires à son développement. Cet indicateur mesure en effet la capacité d’une société à dégager de l’argent pour investir ou distribuer des dividendes à ses actionnaires. Le Free Cash Flow est le montant disponible une fois que les investissements nécessaires au bon développement de l’activité et de l’outil de production ont été effectués. Là aussi, une certaine marge d’interprétation de la part du management reste possible… Les dirigeants de l’entreprise peuvent l’utiliser pour rembourser des dettes, verser des dividendes ou diversifier leur activité. Au regard d’un analyste financier, le Free Cash Flow a deux fonctions principales : il mesure la marge de manœuvre d’une société et sert par conséquent à en calculer la valeur.</p>								</div>
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		<title>Impact de la crise liée au coronavirus sur le travail et les responsabilités des réviseurs des comptes</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/le-preteur-et-sa-femme-quentin-metsys/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 14:16:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#CaseStudy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment une simple scène de genre peut cacher un message moralisateur très fort... Décryptage...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1562" class="elementor elementor-1562" data-elementor-post-type="post">
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									<p style="text-align: justify;">Confinement oblige, chacun dispose de temps devant lui. Les uns choisissent de faire du rangement, d’autres se mettent à innover en cuisine, sans oublier le soutien scolaire à nos petites têtes blondes : notre créativité est à l’image de l’oisiveté qui nous envahit : sans limites, et c’est très paradoxal quand on connait l’étymologie du terme confinement : du latin, « cum fine », avec des frontières… Alors, à ma mesure, je vais apporter ma petite pierre à l’édifice en vous donnant un peu de lecture.</p><p style="text-align: justify;">Outre les conséquences sanitaires dramatiques liées à l’épidémie de coronavirus, l’impact sur l’économie réelle est lui aussi catastrophique : les mesures de confinement ont paralysé l’activité économique de nombreux pans de la société, gelant la marche des affaires, et, par conséquent, les flux de liquidités. La crise de 2008, dite des sub-primes », dont l’origine lointaine est liée à l’ultra-libéralisation de l’activité bancaire aux Etats-Unis, a eu pour conséquence directe la faillite de la banque Lehman Brothers, et, par ricochet, des impacts majeurs sur l’économie réelle, du fait de sa financiarisation exponentielle depuis quelques décennies. A contrario, la crise actuelle touche en premier lieu l’économie réelle, les petits artisans, les indépendants, les PME, les multinationales… A de rares secteurs près et à l’échelle mondiale, toutes les sociétés sont concernées, et les bourses dégringolent.</p><p style="text-align: justify;">Le contexte sanitaire auquel nous faisons face suscite donc une grande anxiété de la part de l’ensemble des acteurs économiques, et, malheureusement, des entreprises et des indépendants vont probablement faire faillite.<strong> Outre les enjeux financiers et la nécessaire réactivité administrative face à la crise du Coronavirus (prêts Covid19, mesures de réduction de l’horaire de travail, etc), les dirigeants doivent aussi mettre en œuvre des plans stratégiques visant à appréhender la situation, piloter la survie de la société en cette période de crise et d’ores et déjà prévoir les mesures à mettre en œuvre pour gérer de manière optimale la sortie de crise et le retour à la normale (protection des travailleurs, reprise progressive de l’activité, etc).</strong></p><p style="text-align: justify;">En tant que professionnel de la finance d’entreprise et ancien auditeur, la probabilité de faire faillite soulève une question technique importante à mes yeux, qui se résume en un concept à la fois simple et complexe : la « continuité d’exploitation ». Je vais tenter, dans cet article, d’expliquer en quoi l’incertitude économique actuelle peut avoir de lourdes conséquences sur le rôle, le travail d’audit et, in fine, sur les responsabilités des réviseurs des comptes.</p><p style="text-align: justify;">En effet, à l’heure où j’écris cet article, les fiduciaires sont en pleine « busy season », période d’audit des comptes annuels arrêtés au 31 décembre 2019. Avant d’aborder la problématique spécifique liée à la continuité d’exploitation, j’aimerais rappeler le cadre législatif qui définit le rôle de l’organe de révision, ainsi que les enjeux principaux de sa mission.  </p><p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p><blockquote><p><strong>Cadre législatif</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">L’organe de révision est régi par les articles 727 à 731a du Code des Obligations. <strong>Un organe de révision est un réviseur externe et indépendant de la société qui contrôle les comptes annuels de celle-ci.</strong> La loi distingue plusieurs cas de figure, entraînant diverses conséquences selon la taille et l’importance de la société.</p><p style="text-align: justify;">Les sociétés dites « importantes » sont soumises au contrôle « ordinaire », le plus approfondi des contrôles. L’article 727 CO définit les sociétés importantes selon les critères suivants : les sociétés cotées en bourse, les sociétés devant établir des comptes de groupe, ou les sociétés dont deux des trois critères suivants sont atteints durant deux années consécutives (le total du bilan excède CHF 20 millions ; le chiffre d’affaires dépasse CHF 40 millions ; l’effectif en équivalents temps-plein dépasse 250 personnes).</p><p style="text-align: justify;">Les sociétés qui ne remplissent pas ces critères sont soumises à un contrôle « restreint ». Enfin, les sociétés dont l’effectif ne dépasse pas 10 emplois à plein temps en moyenne annuelle peuvent renoncer à tout contrôle, pour autant que l’ensemble des actionnaires de la société y consente.</p><p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p><blockquote><p><strong>Quelle différence entre un contrôle ordinaire et un contrôle restreint ?</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>De manière très sommaire, l’objectif d’un audit est d’apporter un certain niveau d’assurance sur la conformité des comptes à la loi et aux statuts de la société, et sur la réalité de sa situation économique et financière.</strong> Les états financiers audités sont donc censés refléter la valeur économique la plus juste des actifs et des dettes de la société. En d’autres termes, la fortune constituée par les actifs de la société ne doit pas être surévaluée, tandis que ses dettes ne doivent pas être sous-évaluées.</p><p style="text-align: justify;">Pour arriver à cette conclusion, les diligences mises en œuvre par les réviseurs dans le cadre de leur audit dépendent de l’ampleur du contrôle qu’ils doivent effectuer. Dans le cadre d’un contrôle ordinaire, ces diligences sont étendues et ont pour objectif de permettre au réviseur de délivrer une assurance dite « positive » sur les comptes. Cette assurance se retrouve dans leur rapport : « Selon notre appréciation, la comptabilité, les comptes annuels ainsi que la proposition relative à l’emploi du bénéfice au bilan sont conformes à la loi et aux statuts. »</p><p style="text-align: justify;">Dans le cadre d’un contrôle restreint, dont l’étendue est moins poussée, l’assurance délivrée suite à l’audit des comptes est dite « négative ». Cette assurance se retrouve dans leur rapport, formulée de la manière suivante : « il n’a pas été relevé de faits ou d’anomalies comptables significatives qui laissent à penser que les états financiers ne donnent pas une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de la société. »</p><p style="text-align: justify;">Cette information est de première importance pour tous les lecteurs du rapport et pour les parties prenantes à l’activité de la société. Parmi ces lecteurs se trouvent, entre autres, les éventuels actionnaires minoritaires qui n’ont pas de rôle stratégique au sein de la société, les partenaires financiers tels que les banques ou les investisseurs, mais aussi les clients et les créanciers de la société. On comprend donc qu’à tout le moins, une certaine responsabilité morale est confiée au réviseur des comptes.</p><blockquote><p><strong>Responsabilités de l’organe de révision</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">L’organe de révision est indépendant et il dispose des exigences légales de qualification. Outre sa responsabilité morale, l’article 755 du Code des Obligations prévoit clairement une responsabilité légale : « Toutes les personnes qui s’occupent de la vérification des comptes annuels et des comptes de groupe, de la fondation ainsi que de l’augmentation ou de la réduction du capital-actions répondent à l’égard de la société, de même qu’envers chaque actionnaire ou créancier social, du dommage qu’elles leur causent en manquant intentionnellement ou par négligence à leurs devoirs. »</p><p style="text-align: justify;"><strong>Afin de se prémunir de toute attaque en responsabilité, il est donc important que le réviseur des comptes mette en œuvre des contrôles d’audit pertinents et suffisants, sur la base des éléments de preuve collectés, qui lui permettront non seulement de se faire sa propre opinion sur les comptes de la société, mais aussi de prouver qu’il n’aura pas été négligent dans la réalisation de son contrôle</strong>. Les conséquences d’un manquement intentionnel ou d’une négligence dans ces contrôles peuvent avoir de lourdes conséquences : à la suite de la faillite d’Enron en décembre 2001, le cabinet Arthur Andersen, l’un des big 5 à l’époque, en charge de l’audit des comptes du groupe a lui aussi fait faillite. Il faut dire qu’ils avaient détruit des documents comptables lors d’une enquête fédérale, et cautionné, par leur silence, les pratiques de manipulation et de dissimulation de données stratégiques…</p><p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1568 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/enron.png?resize=300%2C176&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="176" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/enron.png?w=850&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/enron.png?resize=300%2C176&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/enron.png?resize=768%2C452&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Les dispositions légales qui encadrent l’exercice de la fonction d’organe de révision, ainsi que ses responsabilités, visent donc à garantir que l’avis émis sur les comptes suite à son audit est digne de foi pour tous ces lecteurs. Ceux-ci peuvent par conséquent prendre toutes les mesures destinées à protéger leurs propres intérêts vis-à-vis de la société auditée sur la base de ce rapport.</p><blockquote><p><strong>Et la crise liée au coronavirus, dans tout ça ?</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Nous avons dit précédemment que les auditeurs allaient faire leur travail sur la base des comptes annuels arrêtés au 31 décembre 2019. Ces prochaines semaines, ils vont donc émettre leur rapport de révision en se fondant sur la situation financière de la société à cette même date. Certes… Mais la crise liée au coronavirus est survenue entre temps et il est très probable que, quelle que soit la situation financière au 31 décembre 2019, elle ait profondément changé depuis. Compte tenu de la crise économique à laquelle nous faisons face, le lecteur des états financiers ne pourra pas uniquement se fonder sur les comptes au 31 décembre 2019 pour se faire une opinion sur la réalité financière de la société aujourd’hui.</p><blockquote><p><strong>Evénements postérieurs à la date du bilan</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Parce qu’il survient parfois des événements importants pour la société entre la date d’arrêté des comptes et la date du rapport de l’organe de révision, les normes d’audit suisses et internationales prévoient que, dans le cadre de son travail d’audit, le réviseur procède à une analyse des événements significatifs postérieurs à la date du bilan, et les indique en annexe le cas échéant. De plus, si ces événements ont une incidence directe sur les états financiers à la date de clôture, il convient d’en tenir compte dans les états financiers audités. <strong>On retiendra que l’organe de révision a un devoir de diligence et d’information en la matière, et qu’il est censé faire état de ces événements et leurs conséquences dans l’annexe aux comptes de la société</strong>.</p><p style="text-align: justify;">La nature de ces événements peut varier, tels que la cession d’actifs stratégiques, l’expropriation d’actifs (la nationalisation d’une usine par exemple) ou des régularisations comptables inhabituelles.</p><p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1567 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/Fukushima.jpg?resize=300%2C185&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="185" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/Fukushima.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/Fukushima.jpg?resize=300%2C185&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/Fukushima.jpg?resize=1024%2C631&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/04/Fukushima.jpg?resize=768%2C474&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><blockquote><p><strong>Continuité d’exploitation</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Il convient aussi de tenir compte d’événements à même de remettre en cause la continuité d’exploitation de la société. En effet, aux fondements-mêmes des principes comptables, la continuité d’exploitation est un principe explicite important de l’établissement des états financiers d’une société : l’estimation de la fortune constituée par les actifs d’une société ainsi que l’estimation de ses dettes se fonde, dans l’immense majorité des cas, sur l’hypothèse où l’entreprise entend et peut poursuivre son activité.</p><p style="text-align: justify;">Si ce principe était remis en cause par la survenance d’un événement majeur, il conviendrait alors, d’évaluer les actifs et les dettes de la société non plus sur une hypothèse de continuité d’exploitation, mais sur la valeur d’aliénation des actifs et des dettes.</p><p style="text-align: justify;"><strong>Parmi les événements significatifs susceptibles de remettre en cause la continuité d’exploitation, retenons par exemple l’accident ou le décès de l’animateur principal de la société, une inondation, un incendie, une catastrophe naturelle détruisant les locaux de l’entreprise (comme le tsunami qui a détruit la centrale nucléaire de Fukushima le 11 mars 2011), ou la survenance d’une crise sanitaire majeure ne permettant plus à la société de poursuivre son exploitation (crise dite « de la vache folle » en 1996 qui avait entraîné la faillite de plusieurs centaines d’éleveurs de la filière bovine en Angleterre).</strong></p><blockquote><p><strong>En conclusion</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">En Suisse, les mesures d’urgences sanitaires prises par le Conseil Fédéral, telles que la fermeture des établissements publics et des commerces qui ne sont pas de première nécessité, mais aussi la fermeture des frontières et le transport aérien mondial à l’arrêt ont de multiples conséquences négatives sur l’économie nationale. Si nous devons nous féliciter des mesures de soutien exceptionnelles annoncées par ce même Conseil Fédéral et par les autorités cantonales, il n’en demeure pas moins que les sociétés fragiles sur le plan financier courent un risque de faillite important.</p><p style="text-align: justify;">Du point de vue de l’organe de révision, l’audit des comptes de ces sociétés est un immense défi, car en cas de faillite postérieure à l’émission de leur rapport de révision, sa responsabilité peut être engagée. Il conviendra donc de prendre toutes les mesures nécessaires afin de s’assurer d’une parfaite diligence dans l’exécution des contrôles d’audit, dans la documentation du travail d’audit, ainsi que de faire preuve d’une grande transparence dans les informations publiées dans le rapport et dans l’annexe.</p><p style="text-align: justify;">D’ailleurs, dans sa newsletter publiée le 27 mars dernier par EXPERT Suisse, l’organe faîtier des experts-comptables rappelle les contrôles spécifiques et annonces à mettre en œuvre si l’auditeur est confronté à une incertitude quant à la continuité de l’exploitation de la société qu’il audite. En l’espèce, et de manière synthétique, l’organe de révision a une obligation d’information, qui lui permettra de se dégager de toute responsabilité en cas de faillite de la société.</p><p style="text-align: justify;">Le lecteur des états financiers n’en sera malheureusement pas nécessairement rassuré…</p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://www.myswisscfo.ch/le-preteur-et-sa-femme-quentin-metsys/">Impact de la crise liée au coronavirus sur le travail et les responsabilités des réviseurs des comptes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.myswisscfo.ch">MySwissCFO</a>.</p>
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		<title>Le prêteur et sa femme, Quentin Metsys, 1514</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/le-preteur-et-sa-femme-quentin-metsys-1514/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 05:58:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#OeuvreArt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment une simple scène de genre peut cacher un message moralisateur très fort... Décryptage...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1448" class="elementor elementor-1448" data-elementor-post-type="post">
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									<p style="text-align: justify;">A travers une scène de la vie quotidienne, Metsys dépeint la naissance du métier de banquier et fixe les enjeux moraux d&rsquo;une activité en pleine mutation, dévoilant au passage les rapports qu&rsquo;entretenaient les hommes de la Renaissance avec l&rsquo;argent.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1449 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Tableau.jpg?resize=300%2C282&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="282"  data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Tableau.jpg?w=1232&amp;ssl=1 1232w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Tableau.jpg?resize=300%2C282&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Tableau.jpg?resize=1024%2C963&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Tableau.jpg?resize=768%2C722&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Décryptage…</em></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">«&nbsp;Le prêteur et sa femme&nbsp;» est un tableau de Quentin Metsys, qui date de 1514. Cette huile sur panneau est conservée au Musée du Louvre à Paris&nbsp;; elle représente à première vue une scène de genre, issue de la vie quotidienne dans un environnement réaliste, soit <strong>un comptoir de change d’une ville commerçante de la Flandre à la Renaissance</strong>. Quentin Metsys était en effet maître au sein de la guilde des peintres d’Anvers depuis 1491. La Flandre, et tout particulièrement les villes d’Anvers et de Bruges, sont à l’époque des centres économiques de la plus haute importance, carrefours d’échanges entre le Nord et le Sud de l’Europe.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1455 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Pièces-et-bijoux.png?resize=264%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="264" height="300"  data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Pièces-et-bijoux.png?w=280&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Pièces-et-bijoux.png?resize=264%2C300&amp;ssl=1 264w" sizes="(max-width: 264px) 100vw, 264px" /></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Une simple scène de genre&nbsp;?</em></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">De nombreux éléments de ce tableau tendent à accréditer la scène de genre, caractérisant l’activité du prêteur&nbsp;: des <strong>pièces d’or, des bagues et des perles</strong>, servant a priori de gages, le trébuchet et les poids, et à l’arrière-plan sur les étagères, des livres et des registres préfigurant l’activité de prêt et la naissance des lettres de change. Le prêteur semble concentré sur la pesée des pièces tandis que sa femme l’assiste. En regardant de plus près dans le miroir qui est sur le comptoir, on remarque la présence d’un personnage, qui semble être le client qui vient d’apporter tous ces objets.</p>
<blockquote>
<p><strong><em>Une allégorie…</em></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de cette simple scène de genre, on identifie rapidement la <strong>dimension allégorique du tableau</strong>, tendant à donner un caractère très moralisateur à cette œuvre, dénonçant la vanité des biens terrestres par opposition aux valeurs chrétiennes intemporelles, notamment dans quatre oppositions très fortes&nbsp;:</p>
<ol>
<li>Dans les deux personnages principaux, que l’opulence matérielle de leurs tenues vestimentaires rapproche pourtant&nbsp;: tandis que le prêteur symbolise le capitalisme naissant à travers l’usure, sa femme lit un livre de prières. D’un côté, le trébuchet, de l’autre, le livre de prières… Le matériel et la pesée s’opposent au spirituel et à la pensée.</li>
<p><br>
</p><li><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1450 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Agneau.png?resize=102%2C116&#038;ssl=1" alt="" width="102" height="116"  data-recalc-dims="1"><span style="font-size: 14px;">Portez votre attention sur le livre d’heures : il n’est pas ouvert à une double-page bien déterminée. La femme est en train de tourner une page. Sur la première, la lettrine figure un </span><strong style="font-size: 14px;">agneau</strong><span style="font-size: 14px;">, symbole du péché, tandis que la seconde représente une </span><strong style="font-size: 14px;">vierge à l’enfant</strong><span style="font-size: 14px;">, symbole de sagesse, d’innocence et de pureté.</span><br><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1452 alignleft" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Lettrine.png?resize=220%2C186&#038;ssl=1" alt="" width="220" height="186"  data-recalc-dims="1"><span style="font-size: 14px;">&nbsp;</span></li>
</ol>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><span style="font-size: 14px;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1457 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Regard-femme.png?resize=300%2C86&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="86"  data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Regard-femme.png?w=308&amp;ssl=1 308w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Regard-femme.png?resize=300%2C86&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Mais la </span><strong style="font-size: 14px;">femme détourne le regard</strong><span style="font-size: 14px;"> du livre, comme attirée par les richesses présentées sur le comptoir… Que signifie son regard : surveille-t-elle que son mari ne se trompe pas dans la pesée, approuvant de fait le gain qu’il va en tirer, ou au contraire, s’agit-il d’un regard réprobateur, dénonçant la pratique de l’usure, interdite par l’Eglise </span><a style="font-size: 14px; background-color: #ffffff;" href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a><span style="font-size: 14px;">?</span></li>
</ol>
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1453 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Livre.png?resize=290%2C194&#038;ssl=1" alt="" width="290" height="194"  data-recalc-dims="1">Ultime opposition enfin… <strong>Dans quel sens</strong> la femme du prêteur tourne-t-elle les pages de son livre de prières&nbsp;? Vers la piété… ou vers le péché&nbsp;? Impossible de le savoir…</li>
</ol><div style="text-align: justify;"><br></div><div style="text-align: justify;"><br></div><div style="text-align: justify;"><br></div><div style="text-align: justify;"><br></div>
<blockquote>
<p><strong><em><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1451 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Etagere.png?resize=300%2C128&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="128"  data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Etagere.png?w=776&amp;ssl=1 776w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Etagere.png?resize=300%2C128&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Etagere.png?resize=768%2C327&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></em></strong></p>
<p><strong><em>&#8230;doublé d’un message moralisateur</em></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le caractère allégorique souhaité par le peintre est renforcé par de multiples autres détails présents sur le tableau&nbsp;:</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>A l’arrière-plan, sur l’étagère supérieure, se succède une série de symboles&nbsp;: la <strong>cruche</strong>, de par sa transparence symbolise la sincérité&nbsp;; juste à côté, suspendues à l’étagère, on trouve des <strong>boules de verre</strong>, qui symbolisent la fragilité de l’existence&nbsp;: si elles tombent parterre, c’en est fini de la vie&nbsp;!</li>
</ol>
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li>En suivant l’étagère du regard, on découvre une <strong>pomme</strong>. Non, il ne s’agit pas du goûter du prêteur, ce serait trop facile… Mais bien du fruit défendu… Et ce fruit est placé juste au-dessus de la tête du pêcheur, comme une épée de Damoclès&nbsp;!</li>
</ol>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li>Enfin, à l’extrême droite de l’étagère du bas, on trouve une <strong>bougie éteinte</strong>… Elle n’est pas éteinte parce qu’il fait jour… Quoique… Non, elle signifie la fuite du temps et la mort qui vient à coup sûr…</li>
</ol>
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li>Si on met bout à bout tous ces objets, on peut donc lire&nbsp;: «&nbsp;Agis de manière sincère sans vouloir accumuler de richesses, car de toutes façons la mort est certaine.&nbsp;»</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Ainsi le message moralisateur que souhaite faire passer Quentin Metsys est assez clair finalement.</p>
<p style="text-align: justify;">Trois détails supplémentaires finissent de nous en convaincre&nbsp;:</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1456 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Porte.png?resize=68%2C136&#038;ssl=1" alt="" width="68" height="136"  data-recalc-dims="1">A droite du visage de la femme, on devine <strong>deux personnages </strong>dans l’embrasure de la porte, en arrière-plan : un jeune homme souhaite entrer dans l’échoppe, attiré par le gain, mais il est indexé par un vieillard, symbole de sagesse, qui lui bloque le passage …</li>
</ol>
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1454 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Miroir.png?resize=242%2C274&#038;ssl=1" alt="" width="242" height="274"  data-recalc-dims="1">Revenons enfin au <strong>miroir</strong>. Le reflet de la fenêtre, apporteuse de lumière, est déformé car il s’agit d’un miroir convexe. Ces miroirs convexes étaient appelés miroirs de banquier ou œil de sorcière, car ils permettaient de surveiller l’ensemble de l’échoppe tout en restant assis derrière son comptoir. <strong>Cette déformation magnifie la perspective des croisées de la fenêtre</strong>, la traverse et le meneau symbolisant clairement la Croix de Jésus.</li><br></li>
</ol>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li>A regarder de plus près dans le miroir, <strong>le personnage représenté ne regarde pas le prêteur, il est en train de lire un livre</strong>… Mais alors, s’il ne s’agit pas du client du prêteur…</li>
</ol>
<blockquote>
<p><strong><em>Statura justa et aequa sint pondere<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a></em></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le peintre devient alors admoniteur de son œuvre et nous invite à retourner le miroir… Ce faisant, c’est notre reflet que nous y trouverions&nbsp;!!! Non seulement nous serions le client du changeur et acteur du consumérisme qu’il dénonce, mais alors, <strong>son trébuchet, à l’équilibre (ouf&nbsp;!), représenterait la balance du jugement dernier</strong>, et ce miroir, ultime allégorie, le reflet de notre conscience face au divin…</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1458 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Trébuchet.png?resize=198%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="198" height="300"  data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Trébuchet.png?w=234&amp;ssl=1 234w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/02/Trébuchet.png?resize=198%2C300&amp;ssl=1 198w" sizes="(max-width: 198px) 100vw, 198px" /></p>
<p style="text-align: justify;">En 1517, soit seulement 3 ans après que Quentin Metsys a terminé son tableau, Luther placarde ses <em>95 Thèses</em> sur les portes de la chapelle du château de Wittenberg, qui marqueront le début de la Réforme protestante, et trois décennies plus tard, en 1545, Jean Calvin publiera sa <em>Lettre sur l’Usure, </em>dans laquelle il sera le premier à légitimer la pratique du prêt à taux d’intérêt, dès lors que ce prêt sert à financer la création d’un surcroit de richesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Si la pratique du prêt à taux d’intérêt est tolérée du bout des lèvres par l’Eglise, l’usure (soit à un taux d’intérêt abusif) est elle clairement interdite depuis le Concile de Nicée en 325.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> «&nbsp;Que la balance soit juste et les poids égaux&nbsp;»&nbsp;; citation biblique ajoutée a posteriori sur le cadre du tableau, puis effacée.</p>								</div>
				</div>
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		<p>L’article <a href="https://www.myswisscfo.ch/le-preteur-et-sa-femme-quentin-metsys-1514/">Le prêteur et sa femme, Quentin Metsys, 1514</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.myswisscfo.ch">MySwissCFO</a>.</p>
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		<title>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur&#8230; les amortissements&#8230; sans jamais oser le demander</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-les-amortissements-sans-jamais-oser-le-demander/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 07:17:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#LeSaviezVous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai reçu beaucoup de retours positifs sur l’article que j’ai publié en décembre dernier, dont l’objectif était d’aborder la définition d’un actif et je vous en remercie vivement !<br />
Au programme du jour, j’ai choisi d’aborder la notion d’amortissements. En effet, vous avez été nombreux à me demander de traduire en langage courant en quoi consistait le concept d’amortissements en comptabilité, car il est très souvent abstrait. J’espère qu’à l’issue de la lecture de cet article, vous aurez compris ce qu’est un amortissement, et quelle est son utilité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.myswisscfo.ch/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-les-amortissements-sans-jamais-oser-le-demander/">Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur&#8230; les amortissements&#8230; sans jamais oser le demander</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.myswisscfo.ch">MySwissCFO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1397" class="elementor elementor-1397" data-elementor-post-type="post">
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									<p style="text-align: justify;"><em>J’ai reçu beaucoup de retours positifs sur l’article que j’ai publié en décembre dernier, dont l’objectif était d’aborder la définition d’un actif et je vous en remercie vivement ! </em></p><p style="text-align: justify;"><em>Au programme du jour, j’ai choisi d’aborder la notion d’amortissements. En effet, vous avez été nombreux à me demander de traduire en langage courant en quoi consistait le concept d’amortissements en comptabilité, car il est très souvent perçu comme abstrait. J’espère qu’à l’issue de la lecture de cet article, vous aurez compris ce qu’est un amortissement, et quelle est son utilité.</em></p><blockquote><p><strong>Un peu d’histoire…</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Le terme « Amortissement » est issu du verbe latin « admortire », qui signifie « rendre comme mort ». Au moyen-âge, amortir équivaut, en langage populaire, à « mourir » ou « tuer ». Au-delà de cette acception première, le terme revêt rapidement une connotation juridique, fiscale et économique. Dans son usage fiscal, l’amortissement est une redevance payée au roi, équivalente à nos droits de mutation actuels en cas d’héritage. Dans sa vision économique initiale, reprise par la finance actuelle, il s’agit de la succession de paiements visant à éteindre une dette. Il existe aussi des définitions propres à la mécanique ou à l’architecture, plus modernes, mais attardons-nous sur la définition comptable du terme.</p><p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1405 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Accountant-suffer-from-depreciation.png?resize=300%2C180&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="180" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Accountant-suffer-from-depreciation.png?w=416&amp;ssl=1 416w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Accountant-suffer-from-depreciation.png?resize=300%2C180&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><blockquote><p><strong>Pourquoi le concept d’amortissement est-il si abstrait ?</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Quand on se retrouve sur les bancs de l’école et que l’on aborde les notions de comptabilité, on a souvent une vision orientée « trésorerie » des flux financiers qui alimentent la comptabilité, car elle permet facilement de matérialiser ces flux. En effet, l’immense majorité des mouvements que nous enregistrons en comptabilité a pour conséquence, in fine, une entrée de trésorerie (ressource), ou une sortie de trésorerie (dépense).</p><p style="text-align: justify;">L’abstraction de l’amortissement réside dans le fait qu’il s’agit d’une charge dite « non monétaire » : elle n’a aucune conséquence sur la trésorerie. En cela, elle oblige les comptables en herbe à changer de paradigme… Et c’est parfois compliqué !</p><blockquote><p><strong>Essayons d’y voir plus clair…</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Au sens comptable, l’amortissement est étroitement lié à la notion d’actif, à son utilisation, et à son évaluation. Dans mon article précédent sur les actifs, j’avais indiqué que tout ce qu’une société achète ne peut pas être considéré comme un actif, notamment du fait de la durée de vie du bien acheté. Lorsque l’utilisation immédiate que vous faites d’un bien a pour conséquence sa fin de vie, ce bien ne peut pas être considéré comme un actif. C’est donc une charge. Mais alors, une question se pose : comment mesurer, comptablement, l’utilisation que l’on fait d’un actif ?</p><p style="text-align: justify;">Il existe en fait trois conceptions de la notion d’amortissement :</p><ul style="text-align: justify;"><li>La première, d’inspiration fiscale, privilégie la vision patrimoniale du bilan et donc, l’évaluation d’un actif. Il s’agit alors de mesurer le constat de dépréciation, la correction de valeur, afin d’estimer au mieux la valeur des actifs qui composent la fortune de l’entreprise ;</li><li>La deuxième, d’inspiration économique, envisage l’amortissement comme l’allocation du coût d’acquisition d’un actif sur un certain nombre d’exercices comptables. Nous verrons plus loin qu’il s’agit d’une approche visant à estimer au mieux les coûts de production de l’entreprise ;</li></ul><ul style="text-align: justify;"><li>La troisième, enfin, est plutôt issue d’une vision financière, voyant dans ce mécanisme comptable le moyen de reconstituer le capital initialement investi, en vue de renouveler les actifs inscrits au bilan. Il s’agit alors plutôt d’un « bas de laine » que l’on alimente périodiquement.</li></ul><p style="text-align: justify;">Quelle que soit la conception retenue, la logique comptable consiste à réduire la valeur d’un actif en constatant une charge, qui vient diminuer le résultat de l’exercice en cours.</p><blockquote><p><strong>Vision patrimoniale de l’amortissement</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">La charge d’amortissement peut consister à constater le dépérissement et la dépréciation irréversible d’une immobilisation. On privilégie alors la vision patrimoniale du bilan. L’idée sous-jacente à cette logique est de mesurer la perte de valeur d’un actif entre deux exercices, car en effet, son usage en diminue de manière irréversible la valeur de revente potentielle.</p><p style="text-align: justify;">Le hic, c’est que cette mesure de la perte de valeur peut être très subjective d’une société à l’autre, voire d’un exercice à l’autre au sein d’une même société. En effet, l’amortissement étant une charge, elle diminue directement le résultat imposable de la société. Qui plus est, sa nature non-monétaire en fait un outil idéal en tant que variable d’ajustement du résultat fiscal de la société : elle permet de diminuer le résultat sans générer de sortie de trésorerie, contrairement à la plupart des autres charges.</p><p style="text-align: justify;">Pour ces raisons, l’administration fiscale a rapidement encadré la pratique et défini des durées d’amortissement maximales, selon la nature et la durée de vie théorique du bien. La plupart du temps, l’amortissement est linéaire, consistant à constater une perte de valeur identique sur chaque exercice, indépendamment de l’usage réel que l’on en fait.</p><blockquote><p><strong>Vision managériale de l’amortissement</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Au sens économique du terme, la charge d’amortissement a comme objectif de répartir le coût d’acquisition de l’immobilisation sur sa durée d’utilisation. Cette perception a une fin réellement économique, notamment en termes de contrôle de gestion, et nous allons voir pourquoi.</p><p style="text-align: justify;">Prenons l’exemple d’une machine-outil d’une valeur de CHF 50&rsquo;000 destinée à la production de capsules de café. Cette machine a une capacité de production, disons, de 5 millions de capsules. A l’issue de ces 5 millions de capsules, il faudra la remplacer. Sa durée de vie est donc connue à l’avance et sa perte de valeur dépend intégralement de l’usage que la société en fera.</p><p style="text-align: justify;">A l’issue de sa première année d’utilisation, elle a permis la production de 3 millions de capsules, soit 60% de sa capacité totale de production. Sa valeur résiduelle ne représente alors plus que 40% de son coût d’acquisition. Au cours de la deuxième année d’utilisation, elle a permis de produire 1,5 million de capsules. A l’issue de cette deuxième année d’utilisation, sa valeur résiduelle ne représente plus que 10% de sa valeur d’acquisition.</p><p style="text-align: justify;">Dans la même logique, il serait tout à fait possible d’allouer la perte de valeur de la machine-outil non seulement selon la quantité de capsules produites, mais aussi selon la couleur des capsules produites, ou selon la qualité du café qu’elles contiennent. La granularité et les dimensions analytiques sont aussi nombreuses que les besoins de gestion au sein de l’entreprise concernée.</p><p style="text-align: justify;">Si la vision patrimoniale d’un amortissement prévoit donc une dépréciation linéaire et constante de la valeur d’un actif, en termes économiques, cette dépréciation n’est donc pas nécessairement identique année après année, et c’est là tout son intérêt puisqu’elle tend à définir de manière précise la structure et la réalité des coûts de production. On voit bien que la définition fiscale tend à mesurer la valeur patrimoniale résiduelle de l’actif tandis que la perception comptable tend à mesurer les coûts d’exploitation engagés par l’usage que l’on fait de l’actif.</p><blockquote><p><strong>L’amortissement en tant que reconstitution de la capacité d’investissement</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Cette troisième interprétation, visant à reconstituer le capital initialement investi par les actionnaires, est beaucoup plus abstraite. Dans les faits, l’idée est pourtant assez pertinente : il s’agit de reconstituer le capital consacré à l’acquisition d’une immobilisation, soit en vue de pourvoir à son remplacement, soit en vue de rembourser les actionnaires de leur mise de fonds initiale le jour où la société sera dissoute et que cette immobilisation aura perdu toute sa valeur.</p><p style="text-align: justify;">En cela, l’analogie avec la définition communément admise de l’amortissement comme étant le remboursement d’un emprunt est limpide. D’un côté, il s’agit de rembourser les actionnaires, de l’autre, de rembourser les prêteurs de fonds.</p><p style="text-align: justify;">Cependant, contrairement aux deux premières définitions, couramment pratiquées dans le monde de l’entreprise, cette définition financière de l’amortissement est nettement moins répandue et pour cause : s’il s’agit, tout comme dans les deux premiers cas, de constater une perte de valeur au fur et à mesure du temps, cette interprétation implique en plus la création d’une réserve de trésorerie à hauteur de la perte de valeur, et qui portera intérêt.</p><p style="text-align: justify;">De ma perception, cette vision tend donc à immobiliser des liquidités inutilement, surtout lorsqu’on se place dans une hypothèse de continuité d’exploitation. Au cours de ma carrière, je n’ai jamais constaté une telle pratique.</p><blockquote><p><strong>Test d’impairment</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">La norme comptable IAS36 apporte une interprétation supplémentaire à la notion d’amortissement. Jusqu’à présent, les trois définitions retenues avaient toutes comme objectif de constater la diminution de valeur d’un actif du seul fait de son utilisation dans le cadre de l’activité de l’entreprise. Pour autant, il est aussi possible qu’un actif perde de sa valeur du fait d’un évènement extérieur sans lien avec l’activité de l’entreprise.</p><p style="text-align: justify;">Parmi ces évènements, retenons par exemple un incendie, la nationalisation d’une usine par le gouvernement local ou encore un saut technologique qui rend totalement obsolète une partie des outils de production. Ces trois évènements ont comme conséquence une perte de valeur immédiate des actifs de la société, qu’il est nécessaire de reconnaître dans les comptes par le biais d’un amortissement extraordinaire faisant suite à un test de dépréciation.</p><blockquote><p><strong>En conclusion</strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Si l’administration fiscale encadre la pratique de l’amortissement comptable, le code des obligations suisse n’interdit pas in fine de sous-évaluer un actif. Autrement dit, il arrive que la valeur comptable d’un actif au bilan soit inférieure à sa valeur de marché. On parle alors de réserve latente, qui contrairement à une réserve ouverte, n’apparait pas au bilan… Mais c’est une autre histoire qui pourrait faire l’objet d’un article à part entière !</p>								</div>
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		<title>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur&#8230; les actifs&#8230; sans jamais oser le demander</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-partie-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2019 22:15:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#LeSaviezVous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’inaugure une nouvelle série d’articles qui s’annoncent, je l’espère, riches d’enseignements. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'un actif, au sens comptable du terme ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.myswisscfo.ch/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-partie-1/">Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur&#8230; les actifs&#8230; sans jamais oser le demander</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.myswisscfo.ch">MySwissCFO</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1345" class="elementor elementor-1345" data-elementor-post-type="post">
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									<p style="text-align: justify;"><em>J’inaugure aujourd’hui une nouvelle série d’articles qui s’annoncent, je l’espère, riches d’enseignements. En effet, mon objectif premier, ici, est de permettre aux non-initiés de comprendre les principales notions comptables en utilisant des termes simples et des exemples concrets issus de la vie quotidienne. Nul doute que les experts de l’IASB (pour International Accounting Standards Board) relèveraient quelques approximations à la lecture de cet article, j’en conviens et m’en excuse d’avance auprès d’eux.</em></p><p style="text-align: justify;">Au programme du jour, je vais aborder la notion d’<b>actifs.</b></p><p style="text-align: justify;">Dans la presse économique, on lit régulièrement des articles parlant de « gestion d’actifs », de « vente d’ac<span style="font-size: 14px;">tifs non stratégiques », « d’actifs toxiques » pour certaines banques… Mais qu’est-ce qu’un actif, dans son acception comptable ?</span></p><p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1348 aligncenter" style="font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-family: Roboto, sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-weight: 400;" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/Actifs-toxiques.png?resize=300%2C159&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="159" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/Actifs-toxiques.png?w=894&amp;ssl=1 894w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/Actifs-toxiques.png?resize=300%2C159&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/Actifs-toxiques.png?resize=768%2C407&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><div><div><blockquote><p style="text-align: right;"><strong style="font-size: 14px;"><em>Actif : une définition a priori abstraite…</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Un actif est « <strong>une ressource qui provient d’évènements passés, qui est contrôlée par l’entreprise et qui doit procurer à celle-ci des avantages économiques futurs</strong> »<a href="#_ftn1">[1]</a>. Voilà pour la définition barbare, qui dit tout aux initiés, et pas grand-chose à ceux qui ne sont pas familiers avec cette terminologie.</p><p style="text-align: justify;">Je vais donc décortiquer cette définition :</p><ol style="text-align: justify;"><li><strong><em>Une ressource</em></strong>, c’est, pour rester simple, quelque chose dont on dispose librement. C’est l’argent dans votre portefeuille, sur votre compte courant à la banque, mais c’est aussi votre véhicule, votre appartement si vous en êtes propriétaire, les meubles et la décoration d’intérieur, votre ordinateur, votre téléphone portable… Tout ce que vous achetez, que vous souhaitez conserver un certain temps, et que vous pourriez potentiellement revendre. En un mot : votre fortune.</li><li><strong><em>Qui provient d’évènements passés…</em></strong> Là, à mes yeux, c’est une précision un tantinet stérile, car je ne vois pas trop comment on pourrait disposer aujourd’hui de quelque chose qui provient d’un évènement futur… Pour illustrer tout de même cette notion, vous êtes propriétaire de ce véhicule car vous l’avez acheté. L’acte d’achat est donc ce fameux évènement passé&#8230; Logique, non ?</li><li><span style="font-size: 14px;"><em><b>Qui est contrôlée par l’entreprise…</b></em></span><span style="font-size: 14px;"> Pour le coup, la précision est d’une grande importance… Pourquoi ? Parce que la notion de contrôle est primordiale pour la valorisation de l’objet. Si vous ne contrôlez pas cet objet, vous n’en avez pas l’usage, et donc cela pose un sérieux problème… Reprenons l’exemple de votre voiture… <img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1349 alignright" style="font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-family: Roboto, sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-weight: 400;" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/Huissier.png?resize=300%2C217&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="217" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/Huissier.png?w=689&amp;ssl=1 689w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/Huissier.png?resize=300%2C217&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Vous vous êtes fait plaisir en vous achetant la dernière Ferrari&#8230; </span><span style="font-size: 14px;">Malheureusement, cette voiture a coûté beaucoup trop cher par rapport à votre capacité financière réelle, et vous avez dû faire des choix sur votre train de vie, en accumulant quelques dettes… Il y a quelques jours, un huissier est passé à votre domicile pour procéder à la saisie de votre véhicule… Alors certes, vous en êtes toujours propriétaire, mais on peut dire que vous n’en avez plus l’usufruit : son contrôle est pour le moment entre les mains de l’huissier, et le restera tant que vous n’aurez pas réglé vos dettes.</span></li><li><em> </em><strong style="font-size: 14px;"><em>Et qui doit procurer des avantages économiques futurs</em></strong><em style="font-size: 14px;">. </em><span style="font-size: 14px;">Dans les grandes lignes, un avantage économique futur est tout ce qui crée de la valeur de par son utilisation et/ou génère de l’argent. Et là, il est en fait plus facile de raisonner dans l’autre sens. En substance, ce qui ne crée pas de valeur de par son utilisation ou ne génère pas d’argent de par sa vente ne peut pas être considéré comme un actif. Reprenons votre voiture toute neuve, elle a une côte à l’argus et vous pourriez tr</span><span style="font-size: 14px;">ès facilement la revendre. Dans ce cas, elle vous permettrait de générer de l’argent, et répondrait donc à ce quatrième critère. Imaginons, malheureusement, que votre voiture a brûlé… Ok, vous allez certainement toucher un remboursement de l’assurance, mais votre voiture brûlée est inutilisable et n’a plus aucune valeur de marché : elle ne vaut plus rien, et de ce fait, ne fait plus partie de votre fortune, et donc de vos actifs…</span></li></ol><blockquote><p style="text-align: right;"><strong><em>Définition positive vs définition négative</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Ces quatre critères sont exclusifs et cumulatifs</strong>. Si l’un d’eux vient à manquer, on ne peut pas parler d’actif au sens comptable du terme. J’ai souvenir de mes cours de droit à HEC-Lausanne, et de la notion de définition négative. Parfois, l’application de la définition négative éclaircit grandement le champ des possibles.</p><p style="text-align: justify;">Une ressource qui répondrait aux trois premiers critères de la définition, mais qui ne génèrerait plus d’avantages économiques futurs, n’a plus de valeur au sens comptable du terme.</p><p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1352 alignleft" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/logo-Kodak.png?resize=300%2C272&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="272" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/logo-Kodak.png?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/logo-Kodak.png?resize=300%2C272&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/logo-Kodak.png?resize=1024%2C927&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2019/12/logo-Kodak.png?resize=768%2C695&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><p style="text-align: justify;">Cela a par exemple été le cas des machines-outils destinées à développer des photos argentiques, devenues totalement obsolètes par l’arrivée des photos numériques. Leader de la photo argentique, <b>Kodak était avant tout un chimiste</b>, améliorant la sensibilité de ses pellicules à la lumière et disposant de milliers de brevets dans ce domaine. <b>Les dirigeants de la société n’ont pas anticipé le tournant du numérique </b>au début des années 2000… Malgré plusieurs tentatives de réorientation stratégique, la société a finalement été placée en janvier 2012 sous chapitre 11 de la loi sur les faillites américaine et a subi de profondes restructurations. Le titre de la société EastMan Kodak, cotée à la bourse de New York depuis fin 2013, est passé de USD 37.70 en janvier 2014 à USD 2,52 aujourd’hui.</p><blockquote><p style="text-align: right;"><strong><em> </em></strong><strong style="font-size: 14px; font-style: italic;"><em>Tout ce qu’on achète est-il considéré comme un actif ?</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Le cadre conceptuel des normes IFRS est précis et certains termes, a priori anodins, ont pourtant une grande importance. Revenons sur la notion d’avantages économiques futurs. Le terme « <b>futur</b> » est relativement flou, mais, à mes yeux, <b>il faut le distinguer d’un avantage économique immédiat.</b> De mon interprétation, un bien matériel dont vous feriez usage immédiatement et qui aurait une durée de vie limitée ne peut pas être considéré comme un actif. C’est sur cette notion de durée de vie que je fais clairement la distinction entre un actif et une charge.</p><p style="text-align: justify;">De ma compréhension toujours, <b>seul un bien qui aurait une durée de vie supérieure à un an peut être considéré comme un actif.</b> Votre Ferrari est clairement un actif, mais les dépenses liées à son fonctionnement (plein d’essence, assurance, vignette autoroute, entretien…) ne rentrent pas dans la définition d’un actif car ces dépenses ont une durée de vie plus courte que le véhicule et souvent inférieure à un an. Je fais la même distinction entre une imprimante, que vous espérez conserver quelques années, et la cartouche d’encre que vous devez renouveler régulièrement.</p><p style="text-align: justify;">Par conséquent, une ressource, qui provient d’évènements passés, qui est contrôlée par l’entreprise, mais dont vous tirez un avantage économique immédiat, synonyme de fin de vie à relatif court terme, est donc une charge et non un actif.</p><blockquote><p style="text-align: right;"><strong style="font-size: 14px;"><em>Matérialité d’un actif</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Dans la plupart des cas, <strong>un actif dispose d’une substance matérielle</strong>, on peut le « toucher » ; Il en est ainsi de la totalité des biens qui nous entourent, votre voiture, vos meubles, votre téléphone… Mais <strong>il existe aussi des actifs immatériels</strong>, qui n’ont pas de substance. Revenons à notre exemple précédent : la société Kodak disposait de nombreux brevets qui protégeaient la propriété intellectuelle de ses inventions. Ces brevets répondent à la définition d’un actif : il s’agit bien d’une ressource, provenant d’un évènement passé (une activité de recherche et développement), qui est contrôlée par l’entreprise (sa propriété intellectuelle interdisant toute copie par la concurrence), et qui garantissait à Kodak un certain monopole technologique dans ce domaine, donc générateur d’avantages économiques futurs. La plupart des actifs immatériels d’une entreprise relèvent du domaine de la propriété intellectuelle : brevets, copyrights, procédés de fabrication protégés.</p><blockquote><p style="text-align: right;"><strong><em> </em></strong><strong style="font-size: 14px;"><em>En conclusion</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Vous connaissez mon vif intérêt pour l’origine des mots… Le terme « actif », dans son acception comptable, est attesté dès 1576 dans les six livres de la République, de Jean Bodin. Ces livres constituent un ouvrage de théorie politique, leur auteur étant historien, juriste et philosophe.</p><p style="text-align: justify;">Dans le chapitre 1 du tome VI, il est fait mention de : <em>« Le Senat craignoit les registres et enseignemens publiques, qui decouvroient les biens d&rsquo;un chacun et les <strong>debtes actives</strong> et passives. »</em></p><p style="text-align: justify;">De nos jours, en terminologie comptable, il y aurait une grande incohérence à parler de dettes actives, puisqu’une dette est inscrite au passif du bilan. Mais, en toute logique, une dette active n’est rien d’autre qu’une dette pour laquelle on est créancier. La dénomination actuelle est une créance de la société, inscrite à l’actif de son bilan, à l’encontre de son&#8230; débiteur. Et un débiteur (<strong>debt</strong>or en anglais) n’est autre que celui qui a une <b>dette</b> à l’encontre de la société… CQFD !</p><p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Source : cadre conceptuel des normes IFRS (pour International Financial Reporting Standards)</p></div></div>								</div>
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		<title>Une brève histoire de la comptabilité</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/une-breve-histoire-de-la-comptabilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 18:16:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#LeSaviezVous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'informatique a révolutionné le métier de comptable, mais savez-vous qui est reconnu comme "le père de la comptabilité"...?</p>
<p>L’article <a href="https://www.myswisscfo.ch/une-breve-histoire-de-la-comptabilite/">Une brève histoire de la comptabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.myswisscfo.ch">MySwissCFO</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1263" class="elementor elementor-1263" data-elementor-post-type="post">
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									<p style="text-align: justify;">Dans l’immense majorité des pays, la tenue des comptes est une obligation légale, régie en Suisse par le code des obligations et notamment son titre trente-deuxième. L’article 958 al. 1 CO indique par exemple : « Toute personne astreinte à tenir des livres doit dresser un inventaire et un bilan au début de son entreprise, ainsi qu’un inventaire, un compte d’exploitation et un bilan à la fin de chaque exercice comptable. »</p><blockquote><p>Pourquoi cette notion d’inventaire est-elle si importante en comptabilité ?</p></blockquote><p style="text-align: justify;">Les <strong>premières traces avérées de dénombrement</strong> remontent au quatrième millénaire avant Jésus Christ, à Sumer, entre le Tigre et l’Euphrate. En effet, même s’il ne fait aucun doute que les hommes comptaient déjà probablement avant cette date, notamment leurs troupeaux, nous devons aux Sumériens les premiers témoignages écrits de l’inventaire des biens et de l’enregistrement des échanges commerciaux : il s’agit de tablettes d’argiles gravées de pictogrammes. Quelques siècles plus tard, les pictogrammes céderont la place à des caractères cunéiformes, à l’origine des premières traces d’écriture.</p><div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width" style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1411 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Tablette-argile.jpg?resize=300%2C292&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="292" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Tablette-argile.jpg?w=1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Tablette-argile.jpg?resize=300%2C292&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Tablette-argile.jpg?resize=768%2C748&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></div><p style="text-align: justify;">Les autres civilisations, telles que les Assyriens, les Egyptiens, les Grecs ou les Romains ont, elles aussi, tenu des comptabilités, mais le support utilisé était plus fragile : il s’agissait de feuilles de papyrus, de petits cailloux (calculus en latin, à l’origine du terme « calcul ») ou de jetons d’argile, qui n’ont pas résisté à l’usure du temps.</p><p style="text-align: justify;">Sur le plan commercial, la <strong>chute de l’Empire romain</strong> a pour conséquence le recul des échanges commerciaux. Le territoire couvert par les armées romaines allait du nord de l’Angleterre au sud de l’Egypte, de la Germanie à l’Espagne, et les échanges commerciaux y étaient effectivement très nombreux. A cet empire, dont les limites étaient quasiment celles du monde connu, fait place un féodalisme local, vivant en autarcie. Le volume des transactions commerciales à travers l’Europe chute alors drastiquement ; seuls les Grecs et les Arabes continuent à commercer. Ces derniers vont d’ailleurs fournir aux comptables un outil merveilleux : les <strong>chiffres arabes</strong>, bien plus faciles à manipuler (mais aussi à falsifier) que les chiffres romains.</p><blockquote><p>D&rsquo;abord les Vénitiens&#8230;</p></blockquote><p style="text-align: justify;">Dès le onzième siècle, les négociants italiens redécouvrent les techniques antiques, nécessaires à l’enregistrement des transactions qui fleurissent à nouveau à travers l’Europe. Le <strong>« mémorial »</strong>, un registre chronologique des transactions, est le premier véritable livre-journal sur lequel les banquiers et les commerçants inscrivent quotidiennement leurs affaires et à mesure qu&rsquo;elles se faisaient. Assez rapidement, la « comptabilité en partie simple » voit le jour : il s’agit de tableaux par type d’opération ou par établissement qui présentent le débit et le crédit sur deux colonnes.</p><div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width" style="text-align: justify;"> </div><p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1413 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/mémorial-comptabilité.jpg?resize=300%2C202&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="202" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/mémorial-comptabilité.jpg?w=640&amp;ssl=1 640w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/mémorial-comptabilité.jpg?resize=300%2C202&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><p style="text-align: justify;">Vers la fin du treizième siècle, les Vénitiens et les Florentins tiennent des comptes encore plus complexes : un compte par client ou par fournisseur, chacun avec son débit et son crédit, et ils passent deux écritures pour chaque opération : une sur ces comptes clients ou fournisseurs et une sur le compte de caisse (qui enregistre donc les encaissements et les décaissements de trésorerie). <strong>Chaque écriture a obligatoirement une contrepartie</strong>. C’est donc la naissance de la « comptabilité en partie double » : pour toute transaction commerciale, le négociant passe une double écriture : un montant inscrit au débit d’un compte ou de plusieurs comptes a nécessairement une contrepartie au crédit d’un ou de plusieurs autres comptes.</p><p style="text-align: justify;">Si l’objectif premier de la comptabilité est de « garder en mémoire » des opérations, notamment pour de petites échoppes locales, elle sert aussi rapidement à rendre des comptes à ses associés ou à ses commanditaires, notamment pour les échanges commerciaux à travers l’Europe.</p><blockquote><p>&#8230;Puis Luca Pacioli, le père de la comptabilité</p></blockquote><p style="text-align: justify;">Luca Pacioli nait en 1447 à Borgo Sansepolcro, en Toscane. A cette époque, <b>les techniques commerciales (et par conséquent la comptabilité générale) se transmettent exclusivement de bouche à oreilles,</b> par l’apprentissage du métier de négociant et conservent donc un caractère très exclusif quant à leur diffusion. Luca Pacioli suit ce parcours et bénéficie d’un solide enseignement, notamment des mathématiques. Il écrit ainsi un premier livre d’arithmétique pour le compte de l’un de ses professeurs, Domenico Bragadino, puis devient à son tour mathématicien et enseignant.</p><div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width" style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1414 alignright" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/livre-summa-png.png?resize=203%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="203" height="300" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/livre-summa-png.png?w=459&amp;ssl=1 459w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/livre-summa-png.png?resize=203%2C300&amp;ssl=1 203w" sizes="(max-width: 203px) 100vw, 203px" /></div><p style="text-align: justify;">En 1494, Luca Pacioli publie son œuvre majeure, la « <strong>Summa di arithmetica, geometrica, proportioni et proportionalita</strong>« . Comme son nom l’indique, il s’agit d’une somme, un ouvrage visant à réunir l’ensemble des connaissances mathématiques de son temps à des fins pédagogiques. Elle se compose de cinq parties : arithmétique et algèbre, calcul commercial, comptabilité, usages des marchands dans les principales régions du monde, théorie et pratique de la géométrie. Notons que dans la partie arithmétique et algèbre, il ne décrit pas moins de huit manières de poser et calculer une multiplication.</p><div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width" style="text-align: justify;"> </div><div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width" style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1415" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/multiplication.jpg?resize=232%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="232" height="300" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/multiplication.jpg?w=494&amp;ssl=1 494w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/multiplication.jpg?resize=232%2C300&amp;ssl=1 232w" sizes="(max-width: 232px) 100vw, 232px" /></div><p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1416 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/multiplication-2.jpg?resize=300%2C281&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="281" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/multiplication-2.jpg?w=580&amp;ssl=1 580w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/multiplication-2.jpg?resize=300%2C281&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Il indique aussi comment représenter toute une série de nombres avec les mains, nos traders à l&rsquo;ancienne en reconnaîtront certains…</p><div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width" style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1417 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Chiffres-et-mains.jpg?resize=227%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="227" height="300" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Chiffres-et-mains.jpg?w=480&amp;ssl=1 480w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/Chiffres-et-mains.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w" sizes="(max-width: 227px) 100vw, 227px" /></div><p style="text-align: justify;">La partie « comptabilité », intitulée Tractatus particularis de computis et scripturis (Traité sur les comptes et les écritures) comporte 36 chapitres. Pacioli y indique, entre autres, que pour réussir le marchand doit savoir calculer et tenir ses comptes, être ordonné et méticuleux dans ses enregistrements. Il explique ensuite comment réaliser l’inventaire de l’ensemble de ses biens, car, écrit-il, pour mesurer ce que l’on gagne, il faut savoir ce que l’on a au départ.</p><p style="text-align: justify;">Puis il détaille les pratiques de la méthode vénitienne, qui utilisait habituellement trois livres de comptes : le mémorial, le journal et le grand livre. Pacioli décrit leur préparation et leur tenue, comment les ouvrir et les arrêter – de préférence chaque année – comment rectifier les erreurs en passant des contre-écritures, comment établir sa balance et constater le bénéfice ou le déficit de l’exercice. Enfin, il donne quelques conseils tout aussi précis pour la tenue des archives.</p><div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width" style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1418 aligncenter" src="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/comptabilité-vénitienne-1.jpg?resize=300%2C205&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="205" data-recalc-dims="1" srcset="https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/comptabilité-vénitienne-1.jpg?w=448&amp;ssl=1 448w, https://i0.wp.com/www.myswisscfo.ch/wp-content/uploads/2020/01/comptabilité-vénitienne-1.jpg?resize=300%2C205&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></div><p style="text-align: justify;">La Summa est écrite en italien, dans le souci de la rendre compréhensible par le plus grand nombre. Si son auteur rejette la paternité des techniques comptables qu’il décrit, l’ouvrage met cependant pour la première fois à la disposition de tous les professeurs, étudiants, chercheurs – et pour la comptabilité, des négociants – des connaissances éparses, connues seulement d’un très petit nombre de personnes. Et c’est là l’origine de son succès : <b>il s’agit en fait du premier traité et manuel de comptabilité</b>. De fait, cela marque un tournant important dans cette pratique professionnelle, puisque la connaissance de ces techniques d’enregistrement n’est plus l’apanage des seuls négociants mais devient une matière enseignée par des professeurs, à l’aide d’un livre, qui grâce à l’invention de l’impression par caractères mobiles de Gutenberg dont Pacioli est un contemporain, sera publié en plusieurs milliers d’exemplaires.</p><p style="text-align: justify;">Ces techniques commerciales et comptables ont ensuite été reprises par de nombreux auteurs au fil des années qui ont largement contribué à leur diffusion. Puis ce sont nos institutions qui en ont pris le contrôle, en imposant des normes, des textes de lois, des techniques inspirées des pratiques fiscales :</p><ul style="text-align: justify;"><li>Le mémorial, registre d’enregistrement des transactions quotidiennes, n&rsquo;est autre que notre « journal d’écritures », dont la première information saisie est la date de cette transaction ;</li><li>l’inventaire, que Luca Pacioli se faisait fort de dresser avant tout exercice comptable, est devenu une obligation fixée par la loi…</li></ul><p style="text-align: justify;">Les techniques comptables vulgarisées par Luca Pacioli sont donc toujours d’actualité de nos jours, et la plupart des logiciels comptables s&rsquo;en inspirent largement… L&rsquo;arrivée de l&rsquo;ère informatique aura toutefois permis un bien meilleur croisement et enrichissement des données financières, notamment par le biais de la comptabilité analytique.</p><p style="text-align: justify;">Le 12 juin dernier, Christie’s a mis en vente un exemplaire original de la « Summa di arithmetica, geometrica, proportioni et proportionalita » de Luca Pacioli. Son prix était estimé entre 1 et 1,5 millions de dollars… C’est dire la reconnaissance historique de sa contribution !</p>								</div>
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		<title>De l&#8217;origine de la Bourse</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/de-lorigine-de-la-bourse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 11:39:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#LeSaviezVous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 14ème siècle, Bruges était un grand port commercial. Des marchands de Gênes, de Venise, de Florence, de Castille, du Portugal ou d'Écosse comptaient parmi les visiteurs réguliers de la ville.</p>
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									<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, un mot aux acceptions multiples, mais nous nous intéresserons au champ lexical financier du terme… Tout le monde sait ce qu’est la Bourse, ce lieu où se négocient notamment des valeurs (actions, obligations, options…) ou des matières premières (pétrole, café, sucre, blé…) ; Si aujourd’hui la plupart des bourses sont dématérialisées, cela n’a pas toujours été le cas, et par analogie avec des canaux commerciaux plus traditionnels, la salle où les ordres d’achat ou de vente sont passés dans les banques s’appelle toujours « salle des marchés ».</p><p style="text-align: justify;">Ce terme n’est pas sans cohérence, puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’un marché où les prix sont fixés selon la sacro-sainte loi de l’offre et de la demande, comme si on venait y faire nos emplettes de valeurs financières. Mais quelle est l’origine du terme « bourse » ?</p><blockquote><p>Un peu d’histoire…</p></blockquote><p style="text-align: justify;">Au 14ème siècle, Bruges était un grand port commercial. Des marchands de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%AAnes">Gênes</a>, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Venise">Venise</a>, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence">Florence</a>, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Castille">Castille</a>, du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Portugal">Portugal</a> ou d&rsquo;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cosse">Écosse</a> comptaient parmi les visiteurs réguliers de la ville. Les bateaux, arrivés de tous horizons, accostaient et déchargeaient leurs marchandises. Les marchands étrangers faisaient commerce entre eux, les échanges monétaires étaient nombreux.</p><p style="text-align: justify;">Les Brugeois n’y prenaient pas directement part, mais les aubergistes accueillaient les marchands étrangers et les représentaient en leur absence. Parmi ces hôtels, l’un d’entre eux était particulièrement grand et bien placé, ayant pignon sur une immense place centrale de la ville. Les tenanciers de cet hôtel mettaient non seulement le gite et le couvert à disposition des marchands, mais louaient aussi les caves du bâtiment pour que ceux-ci puissent entreposer en toute sécurité leurs marchandises.</p><p style="text-align: justify;">Par mesure de commodité, les échanges commerciaux se faisaient donc sur la place devant cet hôtel, et les paiements se faisaient dans toutes les monnaies européennes de l’époque. On allait ensuite chercher les marchandises dans les caves de cet hôtel… A l’issue des transactions monétaires, les marchands se dirigeaient vers les courtiers pour changer le produit de leurs ventes dans leur monnaie nationale. Ainsi, les taux de change des principaux comptoirs commerciaux à travers l’Europe étaient cotés à Bruges. Notre première bourse moderne était née…</p><p style="text-align: justify;">Ah… J’oubliais… Les tenanciers de l’hôtel s’appelaient « Van der Borsen »… L’enseigne de l’hôtel était constituée des armoiries de la famille. Par analogie, la place marchande qui était devant prit donc le nom de « Bourse ». Au déclin de Bruges, l’activité commerciale se développa à Anvers, nouvelle place financière, et on reprit naturellement le terme « Bourse » pour désigner le lieu où se réunissaient les marchands et les changeurs de monnaies. Il en fut rapidement de même à travers toute l’Europe…</p>								</div>
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		<title>De l&#8217;utilité d&#8217;un budget&#8230;</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/de-lutilite-dun-budget/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 11:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#CaseStudy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la plupart des sociétés où j’ai exercé la fonction de directeur administratif et financier, une de mes premières requêtes à mon arrivée a toujours consisté à consulter le budget de l’année en cours. Dans l’immense majorité des cas m’était fourni un fichier excel avec 3-4 onglets...</p>
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									<p style="text-align: justify;">Dans la plupart des sociétés où j’ai exercé la fonction de directeur administratif et financier, une de mes premières requêtes à mon arrivée a toujours consisté à consulter le budget de l’année en cours. Dans l’immense majorité des cas m’était fourni un fichier excel avec 3-4 onglets sur lesquels j’ai rapidement constaté que le processus budgétaire s’était contenté de prendre les chiffres de l’année précédente, d’ajouter 1% ou 2% d’augmentation sur les postes principaux, et de sortir ainsi des objectifs financiers à atteindre pour l’année.</p><p style="text-align: justify;">Point barre.</p><p style="text-align: justify;">A ce stade-là de ma prise de connaissance émergeaient deux constats diamétralement opposés :</p><ul style="text-align: justify;"><li>Un grand moment de solitude, où mes pensées oscillaient entre abattement et consternation, face à l’insuffisance et l’opacité des informations financières mises à ma disposition ;</li><li>Un constat résolument optimiste malgré tout : j’avais déjà identifié une très grande amélioration à apporter en termes d’outils de gestion à mettre en œuvre.</li></ul><p style="text-align: justify;">Pour illustrer ce propos, j’aimerais vous faire part d’une expérience vécue il y a quelques années…</p><blockquote><p><strong><em>« Moi je pilote mon business au volume des ventes<br /></em></strong><strong><em> et au cash disponible sur mon compte bancaire. »</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong><span style="font-size: 14px;">En juin 20XX, j’ai été recruté par deux fonds d’investissement privés pour prendre la direction administrative et financière d’une société qu’ils venaient d’acquérir. Comme le stipulent souvent les contrats en de telles circonstances, une passation de pouvoir entre ancien management et nouvelle équipe est prévue. J’ai donc collaboré avec l’actionnaire-dirigeant (vendeur) pendant quelques mois, à l’issue desquels il a exercé son droit de sortie.</span></p><p style="text-align: justify;">A ma prise de fonction, j’ai constaté qu’aucun budget n’avait été fait. Je suis allé voir l’animateur de la société et m’en suis inquiété. Celui-ci m’a répondu : « François, vous pouvez faire tous les tableaux que vous voulez, je ne les regarderai jamais. Moi je pilote mon business au volume des ventes et au cash disponible sur mon compte bancaire. Quand les comptes bancaires sont trop bas, je fais une campagne de promotion qui booste les ventes, je récupère du cash, et le tour est joué. »</p><p style="text-align: justify;">Autrement dit, les deux seuls indicateurs de performance de sa société était le volume des ventes, qu’il obtenait en 3 clics de souris sur son logiciel métier, et le niveau de cash sur ces comptes bancaires, que la comptable lui communiquait une fois par semaine.</p><blockquote><p><strong><em>« …Gestion en bon père de famille&#8230; »</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14px;">Précisons qu’il s’agissait d’une société qui exploitait plus d’une vingtaine de points de vente, pour CHF 35 millions de chiffre d’affaires et plus de 150 emplois à temps plein. La comptabilité était une véritable boite noire, le logiciel totalement archaïque ; il était en effet impossible de générer une information financière et analytique fiable avec les outils à disposition.</span></p><p style="text-align: justify;">Dans une telle situation, j’appelle ce type de pilotage la « gestion en bon père de famille ». Car, comme tout bon père de famille, il veillait à ce que son compte bancaire ne bascule jamais dans le rouge. Et c’était sensiblement son seul indicateur de gestion… Faute de mieux.</p><blockquote><p><strong><em>« Qu’il soit salarié ou indépendant, un bon professionnel de </em></strong><strong><em>la finance d&rsquo;entreprise est à même de rapidement établir un budget. »</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">S’agissant d’une prise de participation sous LBO, la société était tenue de respecter de nombreuses obligations contractuelles vis-à-vis des banques qui avaient financé en partie l’acquisition. Parmi ces obligations contractuelles, il fallait notamment fournir, une fois par année, un budget prévisionnel d’exploitation assorti d’une planification des investissements. L’automne arrivant, je me suis donc attelé à la tâche, et j’ai monté un budget… Lorsque je l’ai présenté au Conseil d’Administration, les représentants des fonds d’investissements ont été impressionnés par la qualité, la précision et l’exhaustivité du fichier Excel que j’avais construit et m’ont demandé d’aller le défendre auprès des partenaires bancaires et des mezzaneurs qui avaient financé le LBO.</p><p style="text-align: justify;">Qu’il soit salarié ou indépendant, un bon professionnel de la finance d’entreprise est à même de rapidement établir un budget. A l’origine du processus budgétaire, il n’est pas nécessaire de connaître précisément l’activité de la société et son environnement, parce que ce faisant, il en apprend beaucoup sur la société, appréhende son business model, recense l’ensemble de ses obligations financières et construit un budget précis basé entre autres, sur les comptes historiques de la société, sur les obligations légales qui découlent des divers contrats qu’elle a signés avec ses partenaires (baux, contrats de maintenance, contrats de services, contrats de travail de ses collaborateurs, assurances…) et qui vont permettre d’estimer les frais fixes à couvrir. En somme, un budget sérieux recense l’intégralité des charges et des produits de la société.</p><blockquote><p><strong><em>« Un budget réaliste bien construit a de multiples intérêts. »</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Bien évidemment, le budget doit être construit en étroite relation avec la direction générale, qui validera les hypothèses retenues, notamment pour le chiffre d’affaires. La première qualité d’un budget est qu’il soit réaliste et que ses objectifs soient atteignables, car il a comme objectif principal de définir une feuille de route pour l’année à venir. Idéalement, les responsables opérationnels en charge de l’appliquer doivent l’avoir accepté avec une assurance raisonnable de pouvoir l’atteindre et le tenir. J’ai toujours, systématiquement, défendu et présenté des budgets sur lesquels je pouvais m’engager.</p><p style="text-align: justify;">Un budget bien ficelé a de multiples intérêts :</p><ul style="text-align: justify;"><li><strong>Pour l’appréhension des engagements de la société</strong>, il donne une vision très claire et transparente des contrats en cours, et permet, dès sa construction, de recenser d’éventuelles dépenses à double, inutiles ou superflues ; il est donc l’occasion de renégocier vos contrats de prestations, ou les résilier avant leur date anniversaire.</li><li><strong>Pour le pilotage de la performance de votre société</strong>, il est construit de telle sorte qu’il colle à votre reporting et permette une analyse précise des écarts constatés entre la performance réelle de votre société et ses objectifs budgétaires initiaux ; ce faisant, il est l’outil indispensable pour la prise de décision, permettant d’estimer avec fiabilité les conséquences des mesures correctives que vous implémenterez en cours d’année ;</li><li><strong>Que votre société soit mature ou en pleine croissance, </strong>l’exercice budgétaire est l’occasion d’une réflexion sur vos éventuels besoins futurs en ressources humaines ou investissements, afin de les anticiper au mieux, notamment pour leur financement ;</li><li><strong>Pour vos équipes managériales</strong>, il fixe des objectifs à atteindre, que ce soit en termes de ventes / chiffre d’affaires, mais aussi en termes de maîtrise des coûts variables ;</li><li><strong>Pour vos partenaires financiers</strong>, <strong>banquiers, associés, actionnaires</strong>, il appréhende le futur avec un certain niveau d’assurance, et rassure donc sur les perspectives financières de l’entreprise pour l’année à venir ; il constitue par conséquent l’outil de référence essentiel pour négocier des facilités de financement ou de trésorerie auprès de vos partenaires bancaires ;</li></ul><p style="text-align: justify;">En un mot comme en cent, le budget est l’outil de référence indispensable au pilotage de la performance de votre entreprise. Dans la totalité des sociétés où j’ai établi un budget, les dirigeants ont été profondément rassurés par l’existence de ce document, qui est rapidement devenu leur bible, s’y référant très régulièrement. Cette sérénité leur a permis de consacrer toute leur énergie au développement de leur cœur de métier.</p><p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>								</div>
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		<title>Tenue des comptes : de l’obligation légale à la création de valeur</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/tenue-des-comptes-de-lobligation-legale-a-la-creation-de-valeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[François Dufond]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2019 09:21:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#CaseStudy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A de nombreuses reprises au cours de ma carrière professionnelle, j’ai constaté que la comptabilité était bien trop souvent perçue par les dirigeants comme une contrainte légale imposée par les articles 957ss CO, et, par conséquent, uniquement comme un centre de coûts. Partant, c’est souvent le parent pauvre en matière de ressources allouées, qu’elles soient [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1162" class="elementor elementor-1162" data-elementor-post-type="post">
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									<p style="text-align: justify;">A de nombreuses reprises au cours de ma carrière professionnelle, j’ai constaté que la comptabilité était bien trop souvent perçue par les dirigeants comme une contrainte légale imposée par les articles 957ss CO, et, par conséquent, uniquement comme un centre de coûts. Partant, c’est souvent le parent pauvre en matière de ressources allouées, qu’elles soient humaines, matérielles ou informatiques.</p><p style="text-align: justify;">Si le comptable manipule des chiffres à longueur de journée, il ne fait « que » tenir des comptes (book-keeping), mais ne les interprète pas. Pourtant, être comptable, au sens littéral du terme, signifie : « qui doit des comptes ». Parfois mal aimé, le comptable est le seul employé qui produit une information financière fiable, instrument objectif permettant aux uns de rendre des comptes à d’autres, au sein de l’entreprise comme à l’extérieur.</p><blockquote style="text-align: right;"><p><strong><em>« De nombreux dirigeants pilotent leur entreprise à vue,<br /></em></strong><strong style="font-size: 14px;"><em>leur unique indicateur étant le cash disponible<br /></em></strong><strong><em>sur le compte bancaire de la société. Faute de mieux ? »</em></strong></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Au risque d’en surprendre certains, la comptabilité ne consiste donc pas à additionner, soustraire, multiplier ou diviser, mais plutôt à enregistrer des flux économiques, et à produire périodiquement des états financiers, certes chiffrés, que le gestionnaire doit apprendre à interpréter. Pourtant, de nombreux dirigeants pilotent leur entreprise à vue, leur unique indicateur étant le cash disponible sur le compte bancaire de la société. Faute de mieux ?</p><p style="text-align: justify;">De mon point de vue, la comptabilité doit être source de création de valeur. En injectant de l’information de qualité dans la saisie comptable (dimension analytique, quantités, granularité dans le plan comptable), sans pour autant alourdir la charge de travail, la comptabilité produit très facilement et très rapidement une information financière intelligible et à haute valeur ajoutée.</p><p style="text-align: justify;"><strong>En tant que directeur administratif et financier à la carte, mon rôle et ma mission sont de vous apporter cette expertise qui fera de votre service comptable le centre névralgique de la gestion de votre entreprise, vous soumettant à intervalles réguliers un reporting financier fiable, intelligible et performant, véritable outil d’aide à la décision pour le pilotage de votre entreprise. </strong></p>								</div>
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		<title>Parce que&#8230;</title>
		<link>https://www.myswisscfo.ch/test1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[MySwissCFO]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 11:47:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#CaseStudy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parce que le modèle salarial d’aujourd’hui n’est pas nécessairement le modèle collaboratif de demain, Parce qu’à mes yeux, un directeur administratif et financier n’est pas qu’un homme strict, obtu et rigoureux, réticent au risque, mais aussi un homme de communication à l’heure digitale, ouvert d’esprit, entrepreneurial et proactif dans la mise à disposition d’informations financières, Parce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1122" class="elementor elementor-1122" data-elementor-post-type="post">
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									<p></p>
<header id="reader-article-header" aria-label="Newsletter header">
<p class="reader-article-header__title t-40 t-black t-normal pv4" dir="ltr"><strong>Parce que</strong> le modèle salarial d’aujourd’hui n’est pas nécessairement le modèle collaboratif de demain,</p>
</header>
<div id="ember1299" class="ember-view">
<div class="reader-article-content" dir="ltr">
<p><strong>Parce qu’</strong>à mes yeux, un directeur administratif et financier n’est pas qu’un homme strict, obtu et rigoureux, réticent au risque, mais aussi un homme de communication à l’heure digitale, ouvert d’esprit, entrepreneurial et proactif dans la mise à disposition d’informations financières,</p>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width"><img decoding="async" src="https://media.licdn.com/dms/image/C5612AQF77qfgGb8IeA/article-inline_image-shrink_1000_1488/0?e=1575504000&amp;v=beta&amp;t=i9_wQ-ZGQ3BSFfbWBTUo3HrvN0wXTgJodSizZfQKC9c" alt="Aucun texte alternatif pour cette image" data-media-urn="" data-li-src="https://media.licdn.com/dms/image/C5612AQF77qfgGb8IeA/article-inline_image-shrink_1000_1488/0?e=1575504000&amp;v=beta&amp;t=i9_wQ-ZGQ3BSFfbWBTUo3HrvN0wXTgJodSizZfQKC9c" /></div>
<p><strong>Parce que,</strong> diplômé de l’école hôtelière de Lausanne, d’HEC-Lausanne mais aussi titulaire du diplôme fédéral d’expert-comptable, j’ai toujours eu cette double casquette associant rigueur et sens du service,</p>
<p><strong>Parce que</strong> celles et ceux qui me connaissent sont unanimes quant à ma capacité à allier hard skills et soft skills,</p>
<p><strong>Parce que</strong> probité, intégrité, loyauté et confidentialité sont des valeurs intrinsèques à l’exercice de ma profession,</p>
<p><strong>Parce que</strong> la relation prestataire-client instaure de facto la confiance, la transparence et le franc-parler que ne permet pas toujours la subordination du lien hiérarchique,</p>
<p><strong>Parce qu</strong>’un mandat peut répondre à des besoins ponctuels et est beaucoup plus souple qu’un contrat de travail à durée indéterminée,</p>
<p><strong>Parce que</strong> de nombreuses PME et start-up n’ont pas les moyens d’engager un directeur administratif et financier à plein temps, mais auraient pourtant besoin de conseils pertinents et d’informations financières fiables pour piloter la croissance de leur activité,</p>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width"><img decoding="async" src="https://media.licdn.com/dms/image/C5612AQGM5kcXD_P3Xw/article-inline_image-shrink_1500_2232/0?e=1575504000&amp;v=beta&amp;t=Jn5h9YKMHdKDeo6ei3vUw7WYUY6AyRb03--hZaz7jpU" alt="Aucun texte alternatif pour cette image" data-media-urn="" data-li-src="https://media.licdn.com/dms/image/C5612AQGM5kcXD_P3Xw/article-inline_image-shrink_1500_2232/0?e=1575504000&amp;v=beta&amp;t=Jn5h9YKMHdKDeo6ei3vUw7WYUY6AyRb03--hZaz7jpU" /></div>
<p><strong>Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, je suis très heureux de vous annoncer le lancement de mon activité et de mettre mes compétences à votre service, et au service de votre entreprise, en tant que directeur administratif et financier à la carte.</strong></p>
<p>Plus d’infos sur <a href="http://www.myswisscfo.ch/" target="_blank" rel="nofollow noopener">www.myswisscfo.ch</a></p>
<p>Et <strong>parce qu</strong>&lsquo;il ne faut rien rater de mes futures publications, abonnez-vous à ma page professionnelle Linkedin !!!</p>
<p>#MySwissCFO </p>
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		<p>L’article <a href="https://www.myswisscfo.ch/test1/">Parce que&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.myswisscfo.ch">MySwissCFO</a>.</p>
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